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Feuille éphémère


Croire ou ne pas croire ?

Pour la consigne 93 de Kaléïdoplumes, j’avais écrit en octobre 2009 et fini seulement aujourd’hui

Pardonnez moi, ma mère, mon père, au nom du saint esprit, amen.

Je ne crois pas en dieu
Quelque soit son nom
Quand l’homme le créé à son image en prétendant être à son image

Je ne lis pas Le livre
Quelque soit son nom
Quand la religion nous fait croire qu’il est la parole de dieu, alors qu’il n’est que sa propre parole

Je n’entre pas dans un lieu de culte
Quelque soit son nom
Quand certains sont à l’image du peuple et d’autres à celle des puissants

Je n’écoute pas les représentants du culte
Quelques soit leurs noms
Quand ils nous font croire que les derniers seront les premiers

Bénie soit Gaïa qui nous porte tous
Quelque soit notre origine, couleur et conviction

Bénie soit cette étincelle
Qui apporte la vie comme la mort


For a cup of tea

It’s time for an other way
Like an american way of dream
Just for a cup of tea, nothing else …


2. La conscience de l’illusion est un concept factuel du post-modernisme

Suite du billet 1. La conscience de l’illusion est un concept factuel du post-modernisme

On peut distinguer deux sortes d’illusions, l’une basée sur le réel, l’autre sur l’intellect. Quand j’affirme que l’illusion peut être basée sur le réel, je ne l’entends pas dans le sens ou elle est une réalité, mais dans le fait qu’elle est crée à partir du réel. En effet, prenons l’exemple du mirage, reflet du ciel sur une étendue désertique faisant croire à la présence d’eau, c’est une image réelle dans le sens ou ce qu’elle est existe réellement, mais c’est aussi une illusion ; l’objet observé n’est pas tout à fait là où on s’y attends, ni ce qu’on pense trouver. Il peut être très difficile de se rendre compte à quel point notre esprit se laisse berner. Dans l’exemple du désert, les conditions environnantes sont réunies pour empêcher toute analyse objective de la situation. Malgré cela, un minimum de réflexion et de sens logique peuvent nous aider à prendre du recul pour remettre l’illusion à sa place de simple artefact sensoriel.

Le deuxième aspect est l’illusion dans son sens intellectuel. De cet ordre, il en existe au moins deux, l’une illustrée dans la foi religieuse, l’autre provoqué pas quelques molécules psychotropes, ou hallucinogènes.

L’exemple le plus commun nous est offert par toutes les religions. Non seulement dans ce qu’elles nous font croire en l’existence d’un dieu unique ou multiples, mais aussi en l’existence d’une vie après la mort. Albert Jacquard affirmait en 1995, dans Petite philosophie à l’usage des non-philosophes (édition Le livre de Poche, page 162), “La solution la plus confortable est de nier cette évidence [la mort] en imaginant un monde autre, inaccessible à nos sens […], d’où l’éternité souhaitée”. Depuis que l’homme existe en tant qu’être doué de raison, il attribue les phénomènes qu’il ne comprend pas ou ne maîtrise à un être supérieur ; point de départ à toute formes de religions. Elles ont ceci de commun, étant concomitantes à l’humanité, d’être à la fois universelles et intemporelles. Toujours d’après Albert Jacquard, “Toutes les religions font face à l’insondable mystère de la mort”. Toutes les civilisations ont crues ou voulues croire en une vie après la mort, multipliant les rites funéraires, sacralisant leurs morts, tombeaux et cimetières. Que ce soit au Paradis, en enfer, au Valhalla, ou en une réincarnation, le mort devait continuer sa vie éternelle. Il va s’en dire que rien de tout cela n’est objectivement ou scientifiquement vérifiable, personne n’est revenu du royaume des morts ou en a ramené un témoignage réaliste. Les civilisations ont évoluées, certaines ont disparu, d’autres se sont développées. Leur population s’est instruite et se sont sensiblement démarquées de certains concepts religieux, à l’exception de quelques minorités.

J’en ajouterais une troisième, directement inspirée de la philosophie postmoderne.

Cette évolution de plus en plus marquée depuis les années 60 aux États-Unis et 70 en France, montre une prise de conscience de cette forme d’illusion.

à suivre …


Une carte mentale

utilisée comme moteur de recherche sur wikipedia.
wikimindmap.org

wikimindmap : carte mentale pour wikipedia


1. La conscience de l’illusion est un concept factuel du post-modernisme …

Il est assez rare d’évoquer dans la même phrase les mots conscience, illusion et post-modernisme. Elle pourrait être critiquée dans le sens où elle ressemble plus à l’assemblage de mots et concepts piochés au hasard dans le chapeau du lapin blanc de Lewis Carroll. Mais, voilà, dans un monde aussi matérialiste que le notre, je trouve intéressant de rappeler que nos connaissances, nos savoirs et ni la science, ni l’industrie n’ont fait disparaître nos illusions.

Il est aussi facile de sortir une telle phrase tant il est possible d’y associer nombre de concepts et idées fort différentes. Quelques définitions plus précises s’imposent alors. Dans un premier temps puisqu’il s’agit de l’idée principale, qu’est que l’illusion et peut-on en avoir conscience. Une fois tout cela bien établi, quel est le rapport avec le temps moderne et pourquoi ce concept factuel. Le programme étant établi, nous pouvons commencer.

Bientôt …


Propagande de Vichy

« On ne fait pas de révolution sans changer le vocabulaire. Car la force principale d’un mouvement politique n’est pas la vérité de sa doctrine, mais l’opportunité de sa propagande. »

Denis de Rougemont, 24 avril 1939

Entendu lors d’une rediffusion de l’émission “2000 ans d’histoires” du 23 octobre 2008 sur France Inter (rediffusé le 23 février 2010)

Ca me fait penser au livre “1984” de George Orwell.


Nouvelle fin du monde

Mais pourquoi faut-il que les héros soient aussi jeunes ?

Pourquoi découvrent-ils leurs super-pouvoirs comme ça sans broncher ? Un furoncle sur leur visage serait plus catastrophique que leurs jambes de bouc ou un corps de centaure. Une Furie débarque au XXI ème siècle et ça ne dérange personne. A peine sorti de l’adolescence les voilà propulsés sauveurs du monde, libérant la veuve et l’orphelin, nouvel Hercule, Persée, ou même Thésée, des temps modernes. Du jour au lendemain, enfants quelconques, à peine doués, voir très maladroits pour certains, ils deviennent des surhommes.

J’oubliais, c’est l’époque où le corps change, prétexte à découvrir ces nouveaux pouvoirs surnaturels et les maîtriser en trois égratignures et deux pichenettes. Quels surhommes, de vrais dieux vivants … quoique non, juste demi-dieux cette fois. C’est aussi le moment des romances toujours vendeuses. Les deux amoureux, comme d’habitudes sauvent le monde pour préserver l’avenir de leurs futurs enfants contre les méchants communiste (que dis là, c’est périmé, les rouges ne menacent plus les États-Unis depuis longtemps grâce au sénateur McCarthy)

Tant qu’à faire, autant faire dans le grandiose avec des dieux et des demi-dieux ; quoi de mieux pour détruire et sauver le monde ? Revisitant au passage quelques figures mythologiques. Méduse est toujours aussi perfide et pétrifiante, le minotaure une formalité, l’Hydre à trois tête à peine mieux ; et que dire de l’entrée de l’Olympe ? au sommet de l’Empire State Building, avec ascenseur monseigneur … so kitsch.

Bref dans le plus pur style péplum, Hadès veut la place de Zeus quitte à détruire l’humanité pour cela. Rassurons-nous, le gentil gagne toujours à la fin, l’honneur et l’humanité sont saufs …

Vous l’aurez certainement compris, j’ai regardé Percy Jackson et je n’ai pas aimé. Je reprendrais bien une fleur de lotus.


La réalité est que le monde tourne sur lui même

deux voyageurs dans le désert photographie de Sherkane pour Kaléïdoplumes Pour la consigne 63 de Kaléïdoplumes, je viens enfin, avec presque 1 an de retard, d’écrire ceci (la photographie est de Sherkane) :

La réalité est que le monde tourne sur lui même. J’en prends un, je retiens l’autre et je met au dénominateur.

Oui, mais, qu’est-ce qu’une réalité et a contrario, qu’est-ce que l’illusoire ?

Prenons, au hasard, le désert du Sahara, n’est-il pas une réalité intangible ? Il n’est pourtant qu’illusions. Illusions de vert et de bleus, illusions d’oasis et d’eau quand le ciel se reflète sur le sable. D’autre part chacun de nous, étant unique, avons une perception de la réalité différente ; ce qui fait de cet réalité un objet pluriel, multiple, infini … Las, le doute arrive, n’est-ce pas associer, en ces mots réalité et infini, deux notions antinomiques ? Le voyageur égaré dans le désert y voit une étendu de sable infini. Ce qui est une réalité pour cet infortuné n’est pourtant qu’un espace fini, clos, ceinturé, une illusion ; heureusement d’ailleurs.

Or, cela ne peut aller ainsi, le désert est comme une baignoire, pleine de sable elle ne peut pas fuir, le sable ne s’écoule pas du numérateur comme l’eau d’une fontaine. Prenons un sablier, objet banal autant que représentatif. Certes, son sable, s’écoule de haut en bas, du numérateur des temps futurs et des possible vers le dénominateur du passé et de l’accompli ; mais, il n’est pas à l’image du temps qui passe, infini et éternel. Une fois vide, il s’arrête, simple échantillon, simple intervalle ; et le temps passe … indifférent.

Fontaine, je ne boirais ton eau … Fontaine, je ne connais ni ta source, ni ton âme …

Le grain de folie s’échappe comme une tempête de sable dans un verre d’eau et tourbillonne sur le dos d’une sorcière. Une sorcière bien aimée à qui l’on pose des questions de baignoires qui fuient et se remplissent de sable quand il faudrait de la neige. Personne n’a le courage de lui proposer des histoires de trains qui se croisent et s’échappent dans les spirales du temps

J’épingle sur une carte la Vie et la Mort et me retourne sur le globe terrestre. Le chemin est court, juste quelques heures, d’une case à l’autre, parcelle microscopique sur la planisphère.


Two, you and other

Be proud of who you are.

Live for each other


Quoique ...

La conscience de l’illusion est un concept factuel du post-modernisme …


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